# Read this post in english > « Learn BASE jumping »

« Tu ne changeras jamais les choses en combattant ce qui existe déjà. Pour changer les choses, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète. » Buckminster Fuller

« Plus vous donnez de place à l’amour, plus vous agissez sans peurs et sans intérêts. » Dalai Lama

« Learn the Art of BASE jump » from BASE SESSIONS par Jéronimo on Vimeo.

L’apprentissage du B.A.S.E. jumping est un long parcours, souvent semé d’embuches qui nécéssite avant tout beaucoup de détermination et de lucidité, mais aussi de réflexions.

Le terme B.A.S.E. est un acronyme anglosaxon, signifiant B pour building, A pour antena, S pour span et E pour earth. Il regroupe ainsi tout les lieux que l’on peut sauter sans avoir recours à un aéronef (avion, ULM, parapente, montgolfière). Cette activité se démarque ainsi de sa cousine le parachutisme, pour être une activité à part entière mais extrême. En effet, le pratiquant ne possède qu’un seul parachute adapté certes mais sans secours comme en parachutisme. Il serait ici inutile car les sauts sont souvent d’un délai beaucoup plus court et la marge d’ouverture du parachute est beaucoup plus réduite. Si en parachutisme il est commun de sauter avec 4000m de hauteur en laissant une marge de 1000m avant l’ouverture du parachute, en B.A.S.E. jumping les hauteurs peuvent varier de 50m à 2000m ne laissant qu’un minimum de hauteur par rapport au sol, car comme le parachutiste le B.A.S.E. jumpeur aime lui aussi profiter au maximum de la chute (quand cela est possible bien entendu!).

Le B.A.S.E. jumping regroupe ainsi tous les attributs d’un sport extrême, l’engagement, la précision, la perfection où la moindre erreur ou négligence peut être synonyme d’accident ou de mort. Cela n’en fait pas un sport d’élite ou d’élus mais un sport particulier qui requiert une très grande rigueur, de nombreuses aptitudes physiques, psychologiques, motrices et cognitives, mais aussi des connaissances souvent spécifiques ainsi que de très grandes capacités d’auto-analyse et de remise en question. Car le seul danger en B.A.S.E. jumping c’est le pratiquant lui-même. Il n’y a pas de hasard, il y a juste des erreurs et des fautes pouvant mener à l’accident. C’est un point très subtil qu’il est souvent difficile à intégrer surtout lorsque avec le temps et la pratique, la confiance s’installe jusqu’à devenir parfois dogmatique (ce que je fais marche, et a toujours marché pour moi, donc ce que je fais est juste et je continue). Mais malheureusement, le matériel peu aussi avoir parfois des défaillances (gonflement asymétrique en wingsuit)…

« Meilleur on devient, plus de risques on prend » Loïc Jean-Albert

En France, le Paralpinisme est la pratique uniquement centrée sur les sites naturels (falaises et montagne) et reconnue en France par la FFCAM (Fédération Française des clubs Alpins et de Montagne) dont les adhérents (membres de n’importe quels Clubs Alpin Français) bénéficient d’une assurance accident et responsabilité civile (comme tous les autres sports de montagne: parapente, randonnée, alpinisme, escalade, canyoning…). Cette pratique est représentée par l’association de Paralpinisme, qui n’a pas vocation de fédération, mais de représentativité des pratiquants et de défense des accès libres aux sites de pratiques. Mais en règle générale on parle de B.A.S.E. jumping, le terme Paralpinisme (à l’origine utilisé pour le parapente en montagne avant que l’association sus-citée ne l’adopte en associant les mots « Para » et « Alpinisme »). « Paralpinisme » n’est donc employé qu’en France, ceci étant une manière de démarquer l’activité « nature et montagne » (pour qu’elle soit reconnue par la FFCAM: « Association de Paralpinisme ») des autres pratiques considérées comme « illégales » aux yeux des autorités (sauts de ponts, d’immeubles, d’antennes car souvent « interdits d’accès » et donc assimilés à des délits… même s’il n’est pas interdit de se jeter dans le vide pour faire de la chute libre!). Comme dans toutes activités sportives, certains pratiquants se spécialisent ou ont des préférences (Paralpinisme pur ou B.A.S.E.), mais historiquement « everything jump » le B.A.S.E. est la racine historique (voire culturelle) et il est d’ailleurs possible d’obtenir son numero BASE # xxxx (BASE number) lorsque l’on a sauté les 4 objets différents du mot BASE.

Le milieu Français du BASE est particulièrement fermé, souvent empreint d’élitisme et de conservatisme. Même s’il est aisé et légal d’acheter du matériel (made in France Adrenalin Base), il est bien plus compliqué lorsqu’on recherche une formation de se voir accueillir à bras ouverts. Débuter dans ce sport considéré comme « extrême » et dangereux est loin d’être facile, et le chemin est souvent long voire chaotique. Il est de tradition de trouver un mentor, c’est à dire une personne expérimenté qui veuille bien transmettre ses connaissances et prendre le risque d’épauler et d’initier un débutant. Mais il est difficile selon la région où l’on habite de trouver des pratiquants et qui plus est la « bonne » personne pour être initié. De plus ce mentor, tout expérimenté qu’il est, sera t’il suffisamment compétent « pédagogiquement » pour enseigner sans mettre son élève en danger? Son enseignement sera-t’il assez solide et complet pour permettre à son élève d’évoluer sainement dans le futur lorsqu’il ne sera plus auprès de lui?

« N’agissez jamais à la hâte, prenez garde au moindre pas. Et dès le début, pensez que ce pourrait être la fin. » Edward Whymper

Depuis quelques années, de nombreuses écoles ont vu le jour en Europe, offrant un enseignement et un accompagnement de qualité, même s’il reste perfectible. En France aucun diplôme n’existe à ce jour, l’enseignement du B.A.S.E. jump se retrouve « hors cadre règlementé » avec le défaut principal de ne pouvoir trouver d’assurances en Responsabilité Civile (obligatoire pour toutes activités professionnelles)… ce vide juridique est donc un frein au développement d’écoles « officielles » et « reconnues » en France, elles existent mais restent dans la confidentialité. De plus les meilleurs sites pour débuter étant certains ponts (de surcroit autoroutiers et interdits aux piétons), les écoles se retrouvent dans une double pénalité. Mais un jour viendra où un groupe de personnes motivées ira frapper à la porte de l’état français pour lui demander la reconnaissance de ce métier et donc de bénéficier des assurances pour enseigner ce sport au même titre que leurs voisins européens. Ceci n’est juste qu’une question de temps, mais il est fort possible que l’Europe accélèrera les choses en mettant l’état Français face à ses obligations d’harmonisation, puisque des écoles existent déjà en Espagne, en Italie, en Angleterre, en Autriche, en Norvège et en Suisse… aux USA ce sont les plus anciennes.

Vous en rêvez… mais le BASE jump n’est peut-être pas fait pour vous?!

Pourquoi passer par un école ou un instructeur? Pour être initié dans les meilleures conditions, pour apprendre les bases et les fondamentaux de l’activité et de la sécurité, pour accéder aux sites les mieux adaptés pour débuter, pour être sous le contrôle d’un instructeur expérimenté et profiter de son savoir faire, pour enfin pratiquer dans les règles de l’art, pour limiter les risques liés aux mauvais acquis ou aux défauts de connaissances dans votre future pratique du B.A.S.E. jumping.

Quels sont les prérequis? Avoir mûrement réfléchi aux conséquences (personnelles, familiales, professionnelles) liées aux risques de la pratique du B.A.S.E. jump (voir la « Fatality List » plus bas), avoir une solide expérience et pratique régulière du parachutisme (200 sauts minimum, une centaine sur la dernière année, être « brevet B2 et C » c’est mieux), être majeur, posséder son propre équipement de BASE jump en parfait état.

Quel est le contenu des formations? Formation au matériel spécifique et au pliage de la voile de B.A.S.E. jumping, formation au pilotage du parachute et à la gestion des incidents, formation à la bonne pratique des exits avec des ateliers spécifiques (simulateur de chute libre), formation à la particularité des sites naturels falaises et montagne (aérologie, accès sur corde, évaluation du site, organisation du saut).

Pourquoi est-il préférable de posséder son propre équipement de B.A.S.E. jump? Il est bon de considérer, à juste titre, que si l’on décide de faire du B.A.S.E. jumping, que cette idée a été mûrement réfléchie et que par conséquence l’achat du matériel adapté à cette pratique sportive (voir fabricants en bas de page) est la preuve de cette motivation, de cet engagement et donc de cette réflexion. De plus, une fois la formation achevée, les élèves qui ne possèdent pas leur propre équipement se retrouvent alors coupé des acquis et de la dynamique, ne pouvant pas poursuivre l’activité par des sauts d’entrainement et renforcer ainsi leur apprentissage.

« On ne choisit pas de faire une formation d’initiation pour le fun, le B.A.S.E. jumping n’est pas un tour de manège, c’est TRÈS SÉRIEUX!!! »
– Jérôme Rochelle « Jéronimo »

>>> Pour du Coaching personnel (BASE Sessions) et toutes questions:  Contactez moi ici.

>>> Mes vidéos de BASE jump et wingsuitsur Youtube « MrFlyJeronimo »

Attention le B.A.S.E. jumping est une activité dangereuse, prenez bien la mesure de l’enjeu avant de vous lancer dans une formation.

Le B.A.S.E. jump comment ça marche? Le film que j’ai réalisé avec Jean Boggio-Pola pour la chaine VOYAGE.

« The Great Book of Base » par Matt Gerdes

Matt Gerdes est probablement l’un des meilleurs pilotes de wingsuit actuel avec Jokke Sommer. Son livre ouvre les entrailles de ce sport « secret » et confidentiel, considéré par la plus part des gens comme stupide et suicidaire. Il apporte outre l’historique sur la génèse du BASE jumping, des informations concrètes et utiles à tout pratiquants en quête de connaissances et d’approfondissements. Le site internet très clair est aussi fourni de très bons articles et démonstrations.

Comme le rappelle Matt « Go slowly ».

LES LIENS:

La liste des accidents mortels > Fatality List
Sélections de vidéos sur des incidents > vidéothèque incidents

Forum BASE jumping
Forum Américain de référence > basejumper.com

BASE jump compétitions en europe
Probase Worldcup > Suisse, Grèce
The World BASE Race > Norvège

Ecoles de BASE jumping en europe (avec langue d’instruction)
Coaching « BASE Sessions » (en Français, Anglais et Italien) > basesessions.com
École « Probase Academy » (en Espagnol, Allemand et Anglais) > probaseacademy.com
École « 321 BASE » (en Espagnol, Allemand et Anglais) > 321base.eu
École « Pressurized » (en Autrichien et Anglais) > pressurized.at
École « Stavenger Base Club » (en Norvègien et Anglais) > basekjerag.com
École « UK Pro Base » (en Anglais) > ukprobase.com

Meilleurs fabricants sacs et voiles
Fabriquant FR « Adrenalin »: sacs Zak et Hybrid, voiles Troll et Trango
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Une réflexion au sujet de « Apprendre et débuter le BASE jump »

  1. Ping : BASE jump mentoring, les étapes essentielles d’apprentissage. | Blog de Jéronimo

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