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Wingsuit aux aiguilles d’Ansabère

« Non, être aimé ne donne pas le bonheur. Mais aimer, ça c’est le bonheur! » Hermann Hesse

Situées au bout du cirque de Lescun au coeur de la vallée d’Aspe, les aiguilles d’Ansabère forment un massif calcaire unique dans les Pyrénées. Leur raideur et leur majesté sont exceptionnelles et offrent des escalades de premiers choix et de très grandes difficultés. C’est le « Spigolo » à la Petite Aiguille qui cette fois va retenir notre attention et nos efforts. En effet ce pilastre déversant sur 280m (mesure faîte au laser) fût sauté la première fois en BASE jump par Erich Beaud et Julien Caquineau le 11 août 1999 et fût repris plusieurs fois dont par Laurent Pechberty qui y tenta le premier vol en wingsuit.

Ce 15 Juillet 2014 nous montons Laurent Filoche, Gautier Bougard, Nicolas Galy et moi-même accompagné de Boris Thomas (en reporter) pour sauter en BASE jump cette fameuse Petite Aiguille. Laurent et moi nous voulons la tenter en wingsuit, Gautier et Nicolas eux en lisse (sans wingsuit). Après un réveil très matinal nous avalons rapidement les 900 mètres de dénivelé depuis le parking vers la bergerie puis au col de Pétragème. Il ne nous reste plus qu’à descendre le versant nord du Petit Pic par un couloir raide et très instable pour rejoindre la face nord de la Petite Aiguille par des traversées aériennes. L’ambiance y est parfois austère et nécessite une attention permanente car aucune protection n’est possible sur ce terrain montagne où la roche est friable. Je sors quand même la corde pour Nicolas qui fatigue et ne semble pas être à son aise sur ce type d’escalade et nous grimpons alors corde tendue avec un bon intervalle de sécurité.

Arrivé au pied du ressaut final coté nord de la Petite Aiguille, 30m de rocher compact et vertical nous séparent encore du sommet. Laurent s’engage en « grosses » dans une escalade délicate et engagée où la chute n’est pas permise, car l’unique point d’ancrage est un piton à 15m de haut et de plus il n’y a pas de quoi se vacher pour assurer le leader en toute sécurité (les plaquettes des goujons bien utiles ayant disparus…). Nous montons tous au sommet soulagés d’être enfin si près du but. Un peu de repos mais trop longtemps car nous voulons conserver des conditions optimales de sauts sans un brin de vent qui à cette altitude et dans la combe en pied de face peut être vraiment dangereux. Laurent explore l’exit classique par un rappel d’une dizaine de mètres pour rejoindre une plateforme sur le fil du « Spigolo » tandis que je cherche puis trouve depuis le sommet un nouveau départ direct face à la vallée avec un mur déversant de 200m (premier impact à 7s) et qui est largement suffisant pour partir en sécurité avec nos wingsuits.

Chacun se prépare et se concentre, puis Laurent ouvre les festivités avec un très beau vol, puis je m’engage à mon tour dans le saut qui offre à l’exit un panorama exceptionnel à 360° sur la chaîne des Pyrénées. Un fort vent de cul venant du col de Pétragème qui vient de se lever et roulant sur la crête voisine met à mal la fin de mon vol, puis je rejoins Laurent à la bergerie. Nicolas puis Gautier s’élancent enfin et nous admirons leurs silhouettes s’éloignant rapidement du profil du « Spigolo » avant l’ouverture de leur parachute. Nous nous retrouvons enfin tous heureux de ce très beau saut, de cette belle aventure et de ce grand moment de partage qui nous a remplis de bonheur au milieu de ces paysages Pyrénéens magnifiques et dont nous garderons un souvenir inaltérable.

« Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu’ils ignorent, lors même qu’ils en jouissent. » Montesquieu

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Les « héros » du jour en pleine approche matinale, le sourire aux lèvres, l’humeur joyeuse, sentant couler dans leur veine les prémisses d’une très belle journée et d’une superbe aventure; De droite à Gauche: Gautier Bougard, Laurent Filoche, Nicolas Galy et Jérôme Rochelle.

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Le soleil se lève sur le Petit Pic et la Petite Aiguille qui se teintent délicatement d’une couleur rose.

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En approche sous le Petit Pic et la Petit Aiguille avec son « Spigolo » tel un sabre éclairé en lumière rasante.

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Un névé bien gelé nous accueille sous le col de Pétragème, pour une petite ambiance montagne.

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La fameuse Grande Aiguille en retrait de la Petite, mais tout aussi majestueuse.

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Gautier dans la grande traversé expo en face nord du Petit Pic permettant de rejoindre la partie finale d’accès au sommet de la Petite Aiguille.

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Je remonte les derniers mètres qui me sépare encore du sommet de la Petite Aiguille chargé comme une mule!

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Au sommet de la Petite Aiguille, je m’encorde assuré par Laurent pour jeter un oeil sur le mur sous mes pieds et contrôler qu’il n’y a aucuns obstacles cachés comme une vire et mesurer une dernière fois de la hauteur disponible pour un départ en toute sécurité.

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Visuel impressionnant pour Laurent en phase d’accélération dans le toboggan avec sa Vampire4.

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Au départ du nouvel exit du sommet que j’ai trouvé et qui ne nécessite pas de descente en rappel comme pour celui le « Spigolo ».

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Départ et la première seconde de chute avant la mise en vol.

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En plein vol avec ma wingsuit « Apache » avec le Petit Pic et la Petite Aiguille qui s’éloignent en arrière plan comme le col de Pétragème à gauche et son névé.

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Retour dans la vallée et les aiguilles d’Ansabère nous offrent un fois de plus un spectacle magnifique et plein de poésie.

Crédits Photos Copyright: Jérôme Rochelle / Jéronimo 2014, Laurent Filoche et Gautier Bougard

Cette aventure a été réalisée avec notre partenaire le magasin montagne « Le Yéti » à Jacou > http://www.le-yeti.net

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Apprendre la BASE jump avec BASE Sessions

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Film: Suivez Gautier Bougard et son équipe de « Pyrénaline » pour de aventures vertigineuses avec la première « Higline » montée à la Petite Aiguille d’Ansabère en Septembre 2012 lors du tournage du film de Laurent Triay « De fil en aiguilles » (crédit photo ci-dessous Laurent Triay).

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Livre: Vous pouvez retrouver l’histoire des Aiguilles d’Ansabère dans le très bel ouvrage de Boris et Yvan Thomas «  »Ansabère, un siècle de conquètes ».

BASE Jumping and « risky behavior », tools of assessment and control for the safety of the practising

BASE jumping and « risky behavior »

– Tools of assessment and control for the safety of the practising –

(en Français)

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Pushing the limits of its powers, explore new territories, face the danger is part of the human genes. If it is no longer a vital necessity as at the time of of the pre-history men, the simulacrum through sport « extreme » is also a way to feel alive by finding thrills, but how far?

The terrible events of this season (22 deaths in 2013 not counting the many serious injuries) back on the table the issue of safety in our sport. The word that comes up most often in discussions here and there (forums, Facebook groups) is the « competence », « skills« , summarized by the term « expertise ». It also speaks of « ego » although actually the flagship activity of the wingsuit (32% of fatalities since 1991 but growth since 2011 with 50 %, 68 % in 2012 and 81 % in 2013!) seems now more akin to an « excellence » contest ( and raze ! ) as a way of wisdom. We also advanced beginners, their willingness to go fast or « grilling » of learning steps ( see, fashion = influence, media = image, product = marketing). Unfortunately the series of recent accidents involves only one true beginner in the sport (with 10 BASE jumps jump for one experiment), the others being considered experienced BASE jump but perhaps not all « experts » wingsuit pilots (the vehicle is it the direct cause of accidents? 90% no). Some would like the practice sites are not shared (informations, guide) but kept secret, which is impossible with internet including videos posted by practitioners on social « tribe » networks, no more accident is not related to misinterpretation of a guide of « paralpinisme » (cliff jumps or mountain) or its distribution ( the vast majority never find a site on its own, but with a regular or local).

But I sincerely think we are far from a problem of expertise in the BASE jumping accident, even if the lack or excess of expertise can be a factor, I would tend to the « risky behavior« .

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Many studies have been done on the « risky behavior«  especially among young people and driving, drugs or certain games or ordeal lines (1) (« staged his death lived with risk-taking as a test that can successfully traverse or as a sequence of death followed by resurrection »), but also in sports and those called «  extreme « . It is not very complicated to go digging to find out what it is, if you really want to find solutions to this growing accident.

« More mundanely, it should be noted that the sense of control, the intimate feeling of control over the situation radically changes the relationship of the subject to risk, which may here be compared to the « professional » risk as stunt, matadors, all extreme sports. » (Marc value, Games and pathological behavior ordeal)

Should we always send on roses people trying to shed light and reflection share their knowledge, under the pretext that they know nothing about the « proxy » or BASE jumping? This attitude is called « denial of questioning » and has its roots in « risky behavior« .

It is obvious that a comprehensive study on the real causes of all accidents ( fatal and nonfatal ) would be beneficial for our sport, because how to find a cure when we do not know the causes of disease? But there are also some taboos , the « unsaid », to fall in accidents , Achilles heel of supermen, and free speech is probably the most difficult in an often uncompromising environment with their peers. The injured person, with a sense of guilt or shame or pride scorned, and therefore prefers not to talk about it, lest also be pointed especially publicly. Few dare BASE jumpers do their « mea culpa » in public , the most famous is Reiner Ebert who survived a 2012 wingsuit crash in the forest ( spot Brevent , Chamonix ) without having had time to open his parachute and confided later to a TV channel and website basejumper.com questioning the excesses of his own practice. A good example to follow!

The goal is not to judge but to try to find ways that make it easy to identify a « risky behavior«  and addressed to avoid the accident.

What is a « risky behavior »?

A « risky behavior«  is an individual attitude, conscious or subconscious, troubled (or dictated) by different vectors personal, biological, intellectual, emotional, social, drugs A person who is in a « risky behavior«  is a person who no longer able to grasp the reality of the danger at the present time. This danger may be personal (fatigue, group euphoria for example) or environmental (bad weather conditions, technical jump for example). It also includes this in the  » human factors «  well known in aviation and whose pilots are subject to strict protocols before each flight as well as regular medical visits including eyesight.

But we need to look first on the personality and the real motivation, deep, of the subject which want to engage in a dangerous sport and  » expose itself to risks beyond imperative objective related to survival « . Besides the fact that sport for adults is an extension of the game of childhood, sometimes with ordeal lines, studies have shown that « addiction » to adrenaline (quickly deletes any emotion for not immediate survival) would also in the individual phenomenon of « pharmacological mimicry«  (identical to the effect of drug use).

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Personality in center of « risky behavior »:

According to the psycho-biological model (C. Robert Cloninger), 4 basic temperaments inherited form by mixing the features of the individual:

           1 / novelty seeking > push the boundaries, like thrills

           2 / avoidance of pain > fear of injury, trauma of previous accident

           3 / reward dependence > external judgment, personal development

           4 / persistence despite adverse effects > marginalization, anxiety

Different observations would show that there exists the relationship between novelty seeking and dopamine (2) between the avoidance of pain and serotonin (3), and between reward dependence and norepinephrine (4) . It is a fact that high in search of new trends, without fear of injury and indifferent to the contrary view of the environment is a risk sport a form of « addiction without substance« . We also note an underestimation of risk in these individuals in search of thrills.

Stress management and risk-taking:

There are 3 types of strategic reactions induced by stress due to risk-taking and danger.

1 / centered on emotion > I move quickly to the action to feel better

2 / centered on avoidance > I quickly digress

3 / centered on the problem > I try to analyze and understand

For addicts, the strategy focuses on the problem is not existing, which tends to show that a person with a « risky behavior » little or no tools used to identify the danger and take conclusions then adapt a reasoned choice of practice.

« The increase in heart rate is accompanied by a significant decrease in the awareness and a significant increase in automation « earthling » , and this even in the group of experts. Indeed, if the group of experts present during the various phases of diving, good awareness , it decreases considerably in complex or stressful situations. This tends to confirm the need to keep a conscious control « core functions » face « difficult » situations. Thenceforth , exit  » automation  » of these functions, even with the expertise … » ( FFESSM , Behavioral Research diver immersion)

The negative results of addiction:

Dependence thrills causes an automatic addiction will deal only with « negative emotions » at the expense of the physical integrity and results in negative consequences. It is common to see in high-level alpinists their willingness to push the limits even further, then ending up with an empty feeling at the end of each shipment, and then look for a new « more more » (the majority of the top great mountaineers 80-2000 years died for failing to stop in time). BASE jumper in the missing will lead to devote more time to this activity, often to buy new more efficient equipment, to seek partners in the same spirit as him and push his personal capacity on more jumps increasingly difficult.

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Danger, security and freedom:

BASE jump, they say, is freedom but what freedom in the background? I think some practice so truly free, without being dictated by social codes, recognition, fashion, some more by imitation than a real personal approach or curiosity. We are all under the influence and sometimes it is good to realize that this influence can be dangerous excesses.

Unlike shirk by saying that show images of « terrain flying  » ( 5) ever more spectacular or other high-level acrobatics has no influence on all practitioners, it is rather under estimate the identification and models search phenomenon in our societies (which is then reflected through the ownership of the trademark « tribe » with which the « hero » realizes his exploits, « guarantee of performance and expertise » phenomenon that manufacturers have understood for a long time) . Fortunately solo climbing is a few accessible activity, because the release of the film « life at your fingertips » with Patrick Edlinger there were many dead! Fortunately as each climber still « naturally » consciousness that with and without rope is not the same game! Unfortunately in BASE jumping is too late to realize his mistake after the exit pulse is given or that the pinetree comes in its path . But the rope for the climber does not prevent the accident, it just reduces the risk of death at every moment of his practice, as the parachute at the BASE jumper .

We must therefore make a real difference in individual behavior. Choose to go BASE jumping or wingsuit from a cliff from cliffs is a « risk behavior » with a thrill-seeking and ultimately a greater likelihood of addiction. The shade is the individual himself, his heredity, experiences, abilities, intelligence… and safety in practice is also linked to the individual.

« Keep an open mind: You will learn something from every BASE jump and from every interaction with other BASE jumpers, if you allow yourself to learn. In BASE, knowledge is safety, and safety is life. Ignorance and complacency commonly result in death. » (Matt Gerdes, The great book of BASE)

The tools of risk management :

The main tool to manage risk and ensure its own physical integrity is before all things, itself!

Practice BASE jumping, wingsuit flying in the mountains requires maturity and wisdom. Good personal knowledge is essential to be able to identify its « through » and handle stress. To be clear about  » its achievements and shortcomings  » concerning the activity is a safeguard to misstep or crossing the red line. Then a re- issue and the personal development or regular training is a guarantee not to over-estimate. The family environment , good choice of partners , listening and openness limit confinement in a destructive addiction and blindness. Finally, all sporting of the « extreme » needs to have a healthy lifestyle, the excess alcohol or psychotropic especially before each jump is to be avoided (and I ‘ve seen!). The inhibitions by alcohol forget the dangers and psychotropic disrupt the nervous system and slow down dramatically the neuromuscular reflex responses!

Extreme sport = extreme body, perhaps we should also know when to stop or slow down when the response of our body is no longer adequate and below the alert.

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Is there a simple evaluation tool? Many criteria can be taken into account for a jump and it’s everyone to know and evaluate it first passes by very good foundation of learning that will define the rules of the art and techniques assessment of a jump, for minimum playing safe. It would be suicidal or unconscious to do without master « the ins or outs« .

To go further, the concept of « risk management » has been introduced in recent years in the activities of free ride skiing with the  » method of reducing risk factors for avalanche «  and  » Method 3×3  » (6 ). Some paralpinistes working as a high mountain guides tried to implement a similar system implemented in practice. The main fail I found there, is the notion of « variable margin » (zone: green, orange or red), a concept that is subjective on the one hand and allows risk-taking more or less at the estimate of person. I think that a jump should not be performed if a single factor is not positive, it is the « right » rule. However, the final decision comes down to the individual himself, if he feels he can jump in spite of one or more negative signs there actually his behavior is risk-taking« !

It should also be noted that the analytical capacity is a part of the learned skill or not (see learning) and therefore are likely to lead to errors of judgment (aerology, for example) or shunts (no control of the wind, for example) .

Learn to evaluate and control the elements of a safety practice:

I propose a simple evaluation of specific points in time 3 time steps (in « Day-1« , on the spot and at the exit) and the principle of strict On-Off (avoids risk of subjective taking « it starts raining but I’ll still jump, I have the margin to manage« ). I remember that this model is independent of the level of technical skills in free fall or tracking or flying wingsuit, that fall influence the decision-making as the model « 3×3« .

The day « D » , what are the overriding factors of danger and reverse safety criteria?

Step 1 / Preparation « Planning » > done the day before at least , assuming you had the intelligence to go with good weather forecast, your full physical capacity and mental resources, with the right equipment in good condition and well prepared, this jump is to your level and no technical unknowns.

# 5 points > Fitness – Hardware – Skills – Line – Weather

# If only 1 of 5 criteria  » negative  » = danger = not make the jump! See next time.

# If 5/5 criteria  » positive  » = go to step 2

Step 2 / Check « Control » > done before the jump on the spot, checking jump hardware, exit control (height, pushed, axis), vizualisation of the flight line or fall delay (jump program), identification of potential hazards (ledges, trees, river, lake, sea, power lines, houses… ), location of landing zones (main and backup), observation wind force (thermal wall and valley breeze) .

# 6 points > Hardware – Exit – Delay – Hazards – Landing – Wind

# If only 1 of 6 criteria  » negative  » = danger = not make the jump ! Back at home.

# If 6/6 criteria  » positive  » = go to step 3

Step 3 / Mentalizing « Concentration » > done at the exit a few seconds before jumping, reduced stress (mental, cardiac, respiratory, muscular), repeating the PC openning motion, jump sequence with the « 5 Good » ( good start, good timing in fall, good opening, good canopy control, good landing) .

# 3 points > Stress – PilotChute – 5 Good

# If only 1/3 negative criteria = danger = not make the jump ! Return to step 2 or at home.

# If 3/3 criteria « positive » = ok ready to jump

Evaluation grid and control of « accident factors » for a reasoned decision:

I call it  » PCC  » method > Planning Control Concentration

Synthesis « in 3 steps » of the « right » questions to ask before to make a BASE jump and whatever the level of technical skills in freefall, tracking or wingsuit flying:

STEP 1/

PLANNING

day « D-1 » home

FITNESS?

HARDWARE?

SKILLS?

LINE?

WEATHER?

If 5/5

 = OK

Go STEP 2

STEP 2/

CONTROL

day « D » spot

HARDWARE?

EXIT?

DELAY?

HAZARDS?

LANDING?

WIND?

If 6/6

= OK

GO STEP 3

STEP 3/ CONCENTRATION

day « D » exit

STRESS?

PC?

5 GOOD?

If 3/3

= OK

Go Jump !

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And never forget the debriefing of the jump, which is always a plus to identify and correct some errors for the next one.

Some real examples of accidents:

1 / Bill X is jumping a cliff slider down in « 2 ways » with a friend, handled PC, but when he releases the PC to open his parachute, PC swells into the relative wind pulling all lengh of the bridle away behind him without opening the rig and without pulling the canopy. Bill X had just forgotten to connect correctly the bridle to the canopy!

This inattention could have been detected in step 1 at home « prepare its equipment » and step 2 on the spot « check equipment ». On the spot the doubt about our rig should be prior, and it is better to open his rig than to die. Personally, as I often jump slider up or down or wingsuit with different king of PC or bridle, I always check at each packing the attachment of PC to bridle and bridle to canopy, and before the jump bridle to canopy.

2 / Adam Y and a friend will jump a high cliff slider up and planned to do some acrobatics . Adam Y then jumps attempting a front flip but fails to turn falling head down then failing to recover flat until at the last moment he pull its PC and crashes on a ledge without the canipy had time out. The two friends were in the habit of doing the gainer ( back flip straight legs ) because they do not feel comfortable making a classic start flat. Adam X wanted to inaugurate a new figure but it does not mastered at all.

This error should have been detected before at step 1 from  » Do I have enough skills?  » In step 2 to the top  » program of jump » and 3 to exit  » 5 Good ». The acrobatic should be mentalized before jumping, and must absolutely be repeat until mastery from bridge before going cliff. Bad learning, overestimation, lack of knowledge, not work on its weaknesses, are all « human » risk factors.

3 / Augus Z is on a famous spot in Switzerland and plans to jump wingsuit with five other friends. They discuss aerological conditions and plan the jump and the landing, but omit the power lines close the field. Augus Z start before the last one and flies longer trying to overcome the power lines and managed opening but then too low for his canopy stops the fall before the ground.

Typically an error in step 2  » identify hazard dangers  » +  » flight planning  » and step 3  » 5 Good ». It is important to make different plans of flying according to the perform of its flight and hazard dangers around. Landing zone should be check all time before going to the top of exit. A common risk is wanting to scratch wingsuit flight to go further by forgetting his floor margin opening ( often beginners mistakes ) with a visual which is in front and not vertical.

Conclusions:

It seems to me that everyone should have a reflection on practice and motivations and find its own « risk behavior » that can change along the course of his career and his life. Jumps groups are also more factors to this behavior because there is a form of disempowerment, euphoria, distortion of reality, forget or shunt. Studies in other areas is shown (7 times more accidents among young people when they are in a car than if they are alone). But do not believe that jumping alone protects more. What protects the day « D », out of good technical skills, is to know to be rational, to be afraid, to listen, to know how to analyze a jump, have the method, to be patient, but also about living… and also to avoid any form of psychotropic tranquilizers before.

« Hasten slowly , and without losing courage Twenty times on put your handiwork , Buff it constantly , and repolish , Add sometimes , and often clear. » ( Nicolas Boileau )

We must be aware of the effect of addiction on his behavior and especially his judgments, and that the risk is to get his need welfare (initiated by a lack) before its physical integrity in voluntarily assessing the real danger. Many activities such as diving, free ride skiing, aviation involve recurring assessment and control tools to greatly reduce the « risk-taking » and consequently accidents. It is quite possible to do so for BASE jumping and wingsuit flights in the mountains. If one starts from the premise that we are not suicidal, prevent accidents and all injuries or death should be a priority at every jump, because luck is a wildcard that only chance mastered!

For me the « safety » is synonymous with not « risk behavior » and the whole sport would benefit from the hunt. A simple rational analysis and monitoring tools (such as my « PCC » method described above), as a checklist for a pilot, is a safeguard to the subjectivity, emotions and risk-taking that would result .

As I like to repeat to friends : « beware of the worm that you let in the apple, because this apple, worm will one day devour« .

( c) 2013 / Jérôme Rochelle « Jéronimo »

Thank you to Francois Esteve (Professor of Biophysics and Nuclear Medicine in Grenoble and BASE jumper ) for review and comments.

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# Notes:

(1) Ordeal behavior > need to play with his death or stimulate its existence

(2) dopamine > neurotransmitter in the central nervous system

(3) sérotonine > neurotransmitter in the central nervous system

(4) noradrénaline > adrenergic hormone and neurotransmitter

(5) proxy flying > with a wingsuit is to fly as close as possible from relief (ridges, cliffs, forests), sometimes only a few meters

(6) method « 3×3 » > support tools of decision in avalanche risk

# Bibliography:

Fatality List BASE jump > Death reports and statistics in BASE jump

Swiss Medical Magazine > « Adrenalineaddiction » and risk-taking behavior in sports: what reality?

Marc Valleur > Pathologic games and Ordeal behaviors

Sociology > Playing with gravity plural sociological approach to engaging in dangerous sports

GREPS > Risky behavior in scubadiving

FFESSM > Behavioral Research diver immersion

Cave diving > Regulation of cave diving

Patrick Baudry > The extreme body, sociological approach to risk behavior

Bioethic > Psychiatry and risk behaviors

Colloques > The role of sports heroes tribes in the supply of snow equipment

Mohamed Rahmouni > Human factors

ENSTA > Introductions to human factors, concepts and methods

Road safety > Main factors of accidents

# Technical ressources:

Matt Gerdes > The great book of BASE

BASE Sessions > Coaching and learning in BASE jumping

Paralpinisme association > Information on the practice and defense sites, affiliate FFCAM

BASE jump et « comportements à risques », outils d’évaluation et de contrôle pour la sécurité du pratiquant

BASE jump et «comportements à risques»

– Outils d’évaluation et de contrôle pour la sécurité du pratiquant –

(in English)

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Repousser les limites de ses compétences, explorer de nouveaux territoires, faire face au danger est inscrit dans les gènes humains. Si ce n’est plus une nécessité vitale comme au temps des hommes de la pré-histoire, le simulacre à travers une activité sportive « extrême » est aussi un moyen de se sentir exister en retrouvant des sensations fortes, mais jusqu’où ?

L’actualité terrible de cette saison (22 morts pour 2013 sans compter les nombreux blessés grave) remet sur la table le problème de la sécurité dans notre sport. Le mot qui revient le plus souvent dans les discussions ici ou là (forums, groupes Facebook) est « la compétence », « le  niveau », résumé par le terme « expertise ». On y parle aussi « d’égo » même si effectivement l’activité phare de la wingsuit (32% des accidents mortels depuis 1991 mais en forte croissance depuis 2011 avec 50%, 68% en 2012 et 81% en 2013!) s’apparente maintenant plus à un concours « d’excellence » (et de rase mottes!) qu’à une voie de la sagesse. On pointe aussi les débutants, leur volonté d’aller vite ou de « griller » des étapes d’apprentissage (cf: mode = influence, media = image, produit = marketing). Malheureusement la série d’accidents récents ne concerne qu’un seul véritable débutant dans l’activité (avec 10 sauts de BASE jump pour seule expérience), les autres étant considérés comme expérimentés en BASE jump mais peut-être pas tous « experts » en wingsuit (le véhicule est-il la cause directe des accidents de la route? à 90% non). Certains voudraient que les sites de pratique ne soient plus partagés (infos, topos) mais tenus secrets, ce qui est impossible avec internet notamment les vidéos postées par les pratiquants sur les réseaux sociaux « tribu », de plus aucun accident n’est lié à la mauvaise interprétation d’un topo de « Paralpinisme » (sauts de falaise ou de montagne) ni à sa diffusion (la grande majorité ne découvre jamais un site par ses propres moyens mais accompagné d’un habitué ou local).

Mais très sincèrement je pense qu’on est loin d’un problème d’expertise en accidentologie du BASE jump, même si le défaut ou l’excès d’expertise peut être un facteur; je pencherais plutôt pour des « comportements à risques ».

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Beaucoup d’études ont été réalisées sur les « comportements à risques » notamment chez les jeunes et la conduite automobile, la drogue ou certains jeux ou conduites Ordaliques (1) (« mise en scène de sa mort avec prise de risque vécue comme une épreuve que l’on peut traverser avec succès, voire comme une séquence de mort suivie de résurrection »), mais aussi dans le sport et ceux dit « extrêmes ». Il n’est donc pas très compliqué d’aller fouiller pour savoir de quoi il en retourne, si on veut vraiment trouver des solutions à cette accidentologie croissante.

« Plus banalement, il faut noter que l’impression de maîtrise, le sentiment intime d’emprise sur la situation, modifie radicalement la relation du sujet au risque, qui peut ici se comparer au risque « professionnel » des cascadeurs, des matadors, de tous les sportifs de l’extrême ». (Marc Valeur, Jeux pathologiques et conduite Ordaliques)

Doit-on systématiquement envoyer sur les roses des personnes qui tentent d’apporter un éclairage et une réflexion de part leurs connaissances, sous le prétexte qu’elles ne connaissent rien à la « proxy »  ou au BASE jump ? Cette attitude s’appelle « le déni de remise en question » et a aussi ses racines dans les « comportements à risques ».

Il est évident qu’une étude approfondie sur les causes réelles de tous les accidents (mortels et non mortels) serait salutaire pour notre sport, car comment trouver un remède quand on ne connait pas les causes d’une maladie? Mais il y a aussi quelques tabous, le « non dit », à faire tomber en matière d’accidents, talon d’Achille des sur-hommes, et libérer la parole est sûrement le plus difficile dans un milieu souvent intransigeant avec ses pairs. La personne accidenté ayant un sentiment de culpabilité voire de honte ou de fierté bafouée et donc préfère ne pas en parler, de peur aussi d’être montré du doigt surtout publiquement. Peu de BASE jumpers osent faire leur « mea culpa » en public, le plus célèbre est Reiner Ebert qui a survécu en 2012 à un crash en forêt (spot du Brévent, Chamonix) en wingsuit sans avoir eu le temps d’ouvrir son parachute et se confia plus tard à une chaine TV et sur le site de basejumper.com remettant en question les dérives de sa propre pratique. Un bel exemple à suivre!

Le but n’est donc pas de juger mais de tenter de trouver des pistes qui permettent d’identifier facilement un « comportement à risques » et d’y remédier pour éviter l’accident.

Qu’est ce qu’un « comportement à risques » ?

Un « comportement à risques » est une attitude individuelle, consciente ou subconsciente, troublée (ou dictée) par différents vecteurs personnels, biologiques, intellectuel, émotionnels, sociaux, drogues… Une personne qui est dans un « comportement à risque » est une personne qui n’arrive plus à appréhender la réalité du danger à l’instant présent. Ce danger peut-être personnel (fatigue, euphorie de groupe par exemples) ou environnemental (mauvaise condition météo , technicité du saut par exemples). On regroupe aussi cela dans les « facteurs humains » très connus en aéronautique et dont les pilotes sont soumis à des protocoles très stricts avant chaque vol ainsi qu’à des visites médicales régulière notamment pour la vue.

Mais il faut se pencher tout d’abord sur la personnalité et la motivation réelle, profonde, du sujet à vouloir pratiquer un sport dangereux et à « s’exposer à des risques hors de tout impératif objectif lié à la survie ». Outre le fait que le sport chez l’adulte soit une prolongation du jeu de l’enfance, avec parfois des conduites Ordaliques, des études ont montré qu’une « addiction » à l’adrénaline (permet d’effacer rapidement toute émotion ne servant pas à la survie immédiate) serait aussi chez l’individu un phénomène de « mimétisme pharmacologique » (identique à l’effet d’une prise de drogue).

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La personnalité au centre du « comportement à risque »:

Selon le modèle psycho-biologique (C. Robert Cloninger), 4 tempéraments de base hérités forment en se mélangeant les traits de l’individu:

1 / recherche de nouveauté > repousser les limites, envie de sensations fortes

2 / évitement de la douleur >, peur de se blesser, trauma d’accident antérieur

3 / dépendance à la récompense > jugement extérieur, valorisation personnelle

4 / persistance malgré des effets adverses > marginalisation, angoisses

Différentes observations montreraient qu’il existerait des liens entre la recherche de nouveauté et la dopamine (2), entre l’évitement de la douleur et la sérotonine (3), ainsi qu’entre la dépendance à la récompense et la noradrénaline (4). Il est un fait qu’une tendance forte à la recherche de nouveautés, sans craindre de se blesser et indifférent à l’avis contraire de l’entourage, est dans un sport à risques une forme d’« addiction sans substance ». On remarque aussi une sous estimation du danger chez ces individus en recherche de sensations fortes.

Gestion du stress et prise de risques :

Il y a 3 types de réactions stratégiques au stress induit par une prise de risque et un danger.

                1 / centré sur émotion > je passe vite à l’action pour me sentir mieux

                2 / centré sur évitement > je m’éloigne rapidement du sujet

                3 / centré sur le problème > j’essaye d’analyser et de comprendre

Chez les sujets dépendants, la stratégie centrée sur le problème est peu existante, ce qui tend à montrer qu’une personne ayant un « comportement à risques » n’utilisera pas ou peu les outils pour cerner le danger et en tirer des conclusions puis y adapter un choix raisonné de pratique.

« L’augmentation de la fréquence cardiaque est accompagnée d’une baisse importante de la Prise de conscience et d’une augmentation significative du nombre d’automatismes terriens, et ceci même dans le groupe des Experts. En effet, si le groupe des Experts présente, lors des différentes phases de plongée, une bonne prise de conscience, celle-ci diminue considérablement dans des situations complexes ou stressantes. Ceci tend à confirmer la nécessité de garder un contrôle conscient des « fonctions de base » face à des situations « délicates ». Dès-lors, exit « l’automatisation » de ces fonctions, même avec l’expertise…» (FFESSM, Etude comportementale du plongeur en immersion)

Les résultats négatifs de l’addiction :

La dépendance aux sensations fortes entraine une accoutumance automatique à ne s’occuper que des « émotions néfastes » au détriment de l’intégrité physique et entraine des conséquences négatives. Il est commun de voir chez les alpinistes de haut niveau leur volonté de pousser toujours plus loin la limite, se retrouvant ensuite avec un sentiment de vide à la fin de chaque expédition, puis de chercher un nouveau sommet « plus plus » (la majorité des grands alpinistes des années 80-2000 est décédée pour n’avoir pas su s’arrêter à temps). Chez le BASE jumper son manque l’entrainera à consacrer plus de temps à cette activité, à s’acheter fréquemment de nouveaux équipements plus performants, à rechercher des partenaires dans le même esprit que lui et à repousser ses capacités personnelles sur des sauts de plus en plus difficiles.

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Danger, sécurité et liberté :

On dit le BASE jump c’est la liberté, mais quelle liberté  dans le fond ? Je pense que peu pratiquent de façon réellement libre, sans être dicté par des codes sociaux, de la reconnaissance, une mode, certains plus par mimétisme qu’avec une vraie démarche personnelle ou une curiosité. On est tous sous influence et il est parfois bon de prendre conscience que cette influence peut avoir des dérives dangereuses.

A l’inverse se dédouaner en affirmant que montrer des images de « vol de terrain » (5) toujours plus spectaculaires ou d’autres acrobaties de très haut niveau n’a aucune influence sur l’ensemble des pratiquants, c’est plutôt sous estimer le phénomène d’identification et de recherche de modèles dans nos sociétés (que l’on retrouve ensuite à travers l’appropriation de la marque « tribu » avec lequel le « héro » réalise ses exploits, « gage de performance et de savoir-faire », phénomène que les équipementiers ont bien compris depuis très longtemps). Heureusement que le solo en escalade est une activité peu accessible, car à la sortie de « la vie aux bouts des doigts » de Patrick Edlinger il y aurait eu beaucoup de morts ! Heureusement aussi que chaque grimpeur a quand même « naturellement » conscience que avec et sans corde ce n’est plus le même jeu ! Malheureusement en BASE jump il est trop tard pour s’en rendre compte de son erreur une fois que l’impulsion est donnée ou que le sapin arrive sur sa trajectoire. Mais la corde chez le grimpeur n’empêche pas l’accident, elle limite juste le risque de mort à chaque instant de sa pratique, comme le parachute chez le BASE jumper.

Il faut donc faire une réelle différence dans les comportements individuels. Choisir de faire du BASE jump ou de la wingsuit depuis une falaise est à lui seul un « comportement à risques » avec une recherche de sensations fortes et à terme une grande probabilité de dépendance. La nuance est l’individu lui-même, son hérédité, son vécu, ses capacités, son intelligence… et la sécurité dans la pratique est aussi liée à l’individu.

« Gardez bien à l’esprit: vous apprendrez quelque chose de chaque saut et de toutes les interactions avec d’autres BASE jumpers, si vous vous autorisez à apprendre. Dans le BASE jump, la connaissance est synonyme de sécurité, et la sécurité c’est la vie. L’ignorance et la complaisance entraînent communément la mort. » (Matt Gerdes, The great book of BASE)

Les outils de gestion du risque :

L’outil principal pour gérer le risque et assurer son intégrité physique est avant toutes choses, soi même !

Pratiquer le BASE jump, voler en wingsuit en montagne demande de la maturité et de la sagesse. Une bonne connaissance personnelle est indispensable pour savoir identifier ses « travers » et contrôler son stress. De plus être lucide sur « ses acquis et ses manques » concernant l’activité est un garde fou au faux pas ou au franchissement de sa ligne rouge. Ensuite une remise en question personnelle ainsi que du perfectionnement ou de l’entrainement régulier est un gage de ne pas se sur-estimer. L’entourage familial, les bons choix des partenaires, l’écoute et l’ouverture d’esprit limitent l’enfermement dans une addiction destructrice et de l’aveuglement. Pour finir, tout sportif de l’ « extrême » se doit d’avoir une hygiène de vie saine, l’excés d’alcool ou de psychotropes notamment avant chaque saut est à proscrire (et pourtant j’en ai vu)! L’alcool désinhibe en faisant oublier les dangers et les psychotropes perturbent le système nerveux et ralentissent très fortement les réactions neuro-musculaire donc les réflexes!.

Sport extrême = corps extrême, il faut peut-être aussi savoir ralentir ou s’arrêter quand la réponse de notre corps n’est plus adéquate et sous le seuil de vigilance.

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Y a-t-il un outil simple d’évaluation ? Beaucoup de critères peuvent entrer en ligne de compte pour un saut et c’est à chacun de savoir les évaluer et cela passe tout d’abord par de très bonnes bases d’apprentissage qui définiront les règles de l’art et les techniques d’évaluation d’un saut, minimum pour pratiquer en sécurité. Il serait suicidaire ou inconscient de le faire sans en maitriser « ni les tenants ni les aboutissants ».

Pour aller plus loin, le concept du « risk management » a été introduit depuis quelques années dans les activités de ski hors pistes avec la «méthode de réduction des facteurs de risque d’avalanche » et de la « méthode 3×3 » (6). Certains paralpinistes exerçant le métier de guides de hautes montagnes ont essayé de mettre en place un système équivalent transposé à la pratique. Le défaut principal que j’y trouve est la notion de « marge variable » (zone verte, orange ou rouge), notion qui est subjective d’une part et qui autorise une prise de risque plus ou moins grande laissée à l’appréciation de la personne. Je pense qu’un saut ne doit pas être réalisé si un seul facteur n’est pas positif, c’est la « bonne » règle. Cependant, la décision finale en revient toujours à l’individu lui même, s’il estime qu’il peut sauter malgré un ou plusieurs signes négatifs… là effectivement son comportement est à « prise de risques »!

Il faut aussi noter que les capacités d’analyse font partie de la compétence acquise ou pas (cf apprentissage) et donc sont susceptible d’induire des erreurs d’appréciation (aérologie par exemple) ou des shunts (aucun contrôle du vent par exemple).

Apprendre à évaluer et à contrôler les éléments d’évolution en sécurité :

Je propose une évaluation simple de contrôle de points spécifiques en 3 étapes temporelles progressives (à « J-1 », sur le spot et à l’exit) et sur le principe strict du On-Off (évite une prise de risque subjective, « il commence à pleuvoir mais j’y vais quand même moi j’ai la marge »). Je rappelle que ce modèle est indépendant du niveau d’expertise technique en chute qui influencerait la prise de décision comme sur le modèle « 3×3 ».

Le jour « J », quels sont les critères prépondérants facteurs de danger et inversement de sécurité?

Etape n°1 / La Préparation « Planification » > réalisée la veille au moins, en supposant que vous ayez eu l’intelligence d’y aller avec de bonnes conditions météo, en pleine capacité de vos moyens physique et mental, avec le bon équipement en bon état et bien préparé, que ce saut est à votre niveau et sans inconnues techniques.

# 5 points > Forme – Equipement – Niveau – Course – Météo

# si 1 seul des 5 critères « négatif » = danger = ne pas faire le saut! Reporter à une prochaine fois.

# si 5/5 critères « positifs » = passage à l’étape n°2

Etape n°2 / Le Check « Contrôle » > réalisé juste avant le saut sur le site, vérification du matériel de saut, contrôle du point de saut (hauteur, poussé, axe), visualisation de la ligne de vol ou délais de chute (programme du saut), identification des dangers potentiels (vires, arbres, lignes électriques, rivière, lac, mer, maisons…), localisation des zones de posé (principale et de secours), observation force du vent (thermique mur et brise de vallée).

# 6 points > Matériel – Exit – Délais – Dangers – Posés – Vent

# si 1 seul des 6 critères « négatif » = danger = ne pas faire le saut! Retour à la maison.

# si 6/6 critères « positifs » = passage à l’étape n°3

Etape n°3 / La Mentalisation « Concentration » > réalisée à l’exit quelques secondes avant de sauter, diminution du stress (mental, cardiaque, respiratoire, musculaire), répétition du geste d’ouverture PC, séquentialisation du saut les « 5 Bons » (bon départ, bon timing en chute, bonne ouverture, bonne correction voile, bon posé).

# 3 points > Stress – Poignée – 5 Bons

# si 1 seul de ces 3 critères négatif = danger = ne pas faire le saut! Retour à l’étape n°2 ou à la maison.

# si 3/3 critères « positifs » = ok pour saut

Critères d’évaluation et de contrôle des « facteurs d’accident » pour une prise de décision raisonnée:

Je l’appelle méthode « PCC » > Planification Contrôle Concentration

Synthèse « en 3 étapes » des « bonnes » questions à se poser avant de sauter et quelque soit son niveau d’expertise technique en chute:

Etape n°1 /

PLANIFICATION

jour « J-1 » maison

FORME?

EQUIPEMENT?

NIVEAU?

COURSE?

METEO?

Si 5/5

 = OK

= Etape n°2

Etape n°2 /

CONTRÔLE

Jour « J » spot

MATOS?

EXIT?

DELAIS?

DANGERS?

POSE?

VENT?

Si 6/6

= OK

= Etape n°3

Etape n°3 /

CONCENTRATION

Jour « J » exit

STRESS?

POIGNEE?

5 BONS?

Si 3/3

= OK

= Saut !

yves

Et ne jamais oublier le débriefing du saut, c’est toujours un plus pour identifier certaines erreurs et se corriger pour le prochain saut.

Quelques exemples réels d’accidents:

1 / Bill X fait un saut de falaise glisseur bas en « 2 ways » avec un compagnon, part extracteur à main, mais lorsqu’il lâche l’extracteur pour ouvrir son parachute, l’extracteur se gonfle dans le vent relatif tirant toute la longueur de la drisse qui s’éloigne derrière lui sans ouvrir le sac ni tirer la voile. Bill X avait juste oublié de connecter en tête d’alouette l’extrémité de la drisse à la voile !

Cette erreur d’inattention aurait pu être décelée à l’étape 1 à la maison  « bien préparer son équipement » et à l’étape 2 sur le spot « vérifier son matériel ». Le doute sur le spot doit toujours l’emporter, il vaut mieux ouvrir son sac pour rien que de mourir pour un oubli ou une erreur. Personnellement, comme je passe régulièrement de glisseur haut à bas à la wingsuit avec des extracteurs et drisses différentes, je vérifie toujours à chaque pliage la fixation extracteur-drisse et drisse-voile, et avant le saut drisse-voile. Je vois régulièrement des extracteurs mal montés sur la drisse avec fort risque de rupture.

2 / Adam Y et un compagnon vont sauter une grande falaise glisseur haut et ont projeté de faire des figures d’acrobaties. Adam saute alors en tentant un front flip mais ne parvient pas à tourner et tombe tête en bas puis au dernier moment n’arrivant pas à se remettre à plat tire son extracteur et s’écrase sur une terrasse sans que la voile ait eu le temps de sortir. Les 2 compagnons avaient pour habitude de faire un départ en « gainer » (back flip jambes tendues) car ils ne se sentaient pas à l’aise en faisant un départ classique à plat. Adam X a voulu inaugurer une nouvelle figure mais qu’il ne maitrisait pas du tout.

Cette erreur aurait du être décelé à l’étape 1 avant de partir « Ais-je le niveau?» à l’étape 2 au sommet « programme du saut » et à l’étape 3 à l’exit « 5 Bon ». La mentalisation d’une figure acrobatique est primordiale à sa réussite, mais avec de l’entrainement de pont pour la maîtriser parfaitement avant de l’exécuter en falaise. Les mauvaises bases d’apprentissage, la sur-estimation de soi, le manque de connaissances, le non travail de ses points faibles sont des facteurs « humains » à risques.

3 / Augus Z est sur un fameux spot Suisse et projette de sauter en wingsuit avec 5 autres compagnons. Ils discutent des conditions aérologique et planifient le saut et le poser, mais omettent les lignes électriques qui bordent le champ. Augus Z part avant dernier et vole au maximum en tentant de dépasser les lignes électrique (les autres ont ouvert avant) et réussit à les franchir de justesse puis à ouvrir mais trop bas pour que sa voile puisse freiner sa chute avant le sol.

Typiquement une erreur de l’étape 2 « identifier les dangers objectifs » + « programme du vol » et de l’étape 3 « 5 bons ». Il faut toujours prendre en compte les dangers objectifs et faire plusieurs plans selon la performance du vol en se fixant des limites. Et aller voir le posé de visu pour identifier les dangers potentiels avant de monter au sommet du spot. Un des risques en wingsuit est de vouloir gratter en vol pour aller plus loin en oubliant sa marge sol à l’ouverture (erreur que fait souvent le débutant en wingsuit) avec un visuel faussé car en projection vers l’avant et non à la verticale.

Conclusions :

Il me semble que chacun devrait avoir une réflexion sur sa pratique et ses motivations et dénicher ses propres « comportements à risques » qui peuvent évoluer au cours de sa carrière et de sa vie. Les sauts de groupes sont aussi plus facteurs à ces comportements car il y a une forme de déresponsabilisation, d’euphorie, de distorsion de la réalité, d’oublie ou de shunt. Des études dans d’autres domaines l’on montré (7 fois plus d’accidents chez les jeunes quand ils sont plusieurs dans une voiture que seul par exemple). Mais il ne faut pas croire que sauter seul protège plus. Ce qui protège le plus le jour « J » en dehors de la bonne compétence technique, c’est de se connaitre, d’être lucide, d’avoir peur, d’écouter, de savoir analyser un saut, d’avoir de la méthode, d’être patient, mais aussi de savoir renoncer… et aussi d’éviter toute forme de tranquillisants psychotropes avant.

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Nicolas Boileau)

Il faut avoir conscience de l’effet d’addiction sur son comportement et surtout sur ses jugements, et que le risque est de faire passer son besoin de bien être (initié par un manque) avant son intégrité physique en sous évaluant volontairement le réel danger. Beaucoup d’activités comme la plongée, le ski hors piste, l’aéronautique font appel à des outils récurrents d’évaluation et de contrôle permettant de diminuer fortement la « prise de risques » et par voie de conséquence les accidents. Il est tout à fait possible de faire de même pour le BASE jump et les vols en wingsuit en montagne.

Si on part du postulat qu’on n’est pas suicidaire, éviter tout accident et toutes blessures ou la mort devrait être une priorité à chaque saut, car la chance est un joker que seul le hasard maitrise !

Pour moi la « sécurité » rime avec non « comportement à risques » et l’activité toute entière gagnerait à les chasser. Un outil simple d’analyse rationnelle et de contrôle (comme ma méthode « PCC » présentée ci-dessus), telle une check-list pour un pilote d’avion, est un garde fou à la subjectivité, aux émotions et à la prise de risque qui en découlerait.

Comme j’aime le répéter à des amis: « il faut se méfier du ver que vous laissez entrer dans la pomme, car cette pomme le ver finira un jour par la dévorer. »

(c) 2013 / Jérôme Rochelle  « Jéronimo »

Merci à François Estève (Professeur de biophysique et de médecine nucléaire à Grenoble et BASE jumper) pour la relecture et ses remarques.

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# Notes:

(1) conduite Ordalique > besoin de jouer avec sa mort ou de stimuler son existence

(2) dopamine > neurotransmetteur du système nerveux central

(3) sérotonine > neurotransmetteur du système nerveux central

(4) noradrénaline > hormone adrénergique et neurotransmetteur

(5) vol de terrain ou « proxy flying » > consiste avec une wingsuit à voler le plus proche possible du relief (crêtes, falaises, forêts) parfois à quelques mètres seulement

(6) méthode « 3×3 » > outils d’aide à la décision en risque d’avalanche

# Bibliographie:

Fatality List BASE jump > Rapports et statistiques des décés en BASE jump

Revue médicale Suisse > « Adrenaline-addiction » et comportements de prises de risques chez les sportifs: quelles réalités?
Marc Valleur > Jeux pathologiques et conduites Ordaliques

Sociologies > Jouer avec la gravité: approche sociologique plurielle de l’engagement dans les sports dangereux

GREPS > Comportements à risques en plongée

FFESSM > Etude comportementale du plongeur en immersion

Plongée spéléo > Réglementation de la plongée soutérraine

Patrick Baudry > Le corps extrême, approche sociologique des conduites à risques

Bioéthique > Psychiatrie et comportements à risques

Colloques > le rôle des héros des tribus sportives dans l’offre des équipementiers de la « glisse »

Mohamed Rahmouni > Facteurs humains

ENSTA > Introductions aux facteurs humains, notions et méthodes

Sécurité routière > Principaux facteurs d’accidents

# Ressources techniques:

Matt Gerdes > The Great book of BASE

BASE Sessions > Coaching et apprentissage en BASE jumping

Association de Paralpinisme > Informations sur la pratique et défense des sites, affiliée à la FFCAM

BASE jump mentoring, les étapes essentielles d’apprentissage.

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Le BASE jumping est un graal. Pour parvenir à ce sport extrême, il faut d’abord d’apprendre l’art du BASE jump, étape par étape, lentement! « Rester en sécurité c’est mieux apprendre »

Learn The Art of BASE Jump from BASE SESSIONS on Vimeo.

Cette vidéo montre un exemple d’apprentissage «étape par étape» progressif pour commencer le BASE jump, de la connaissance du matériel spécifique au pliage rigoureux du parachute, des exercices d’entrainement à la « bonne » position à l’impulsion du départ avec un « exit trainer », aux premiers pas en chute libre (glisseur bas) puis progressivement vers une plus grande autonomie de «assisté» à «commandé» à «rangé», de la gestion des incidents sous voile et de la précision d’attérissage, de plus de délais en chute libre (glisseur haut) vers la mise en dérive, et le grand pas final (si acquis suffisants) en la falaise avec toute sa complexité et ses dangers aussi.
5 à 10 jours d’apprentissage ne sont pas suffisants pour donner 100% des compétences, car il faut du temps et de la répétition dans les exercices pour à assimiler corriger et maitriser, mais les « règles de l’art», les bases fondamentales sont transmises pour progresser en toute sécurité. À chacun ensuite de se donner les moyens de poursuivre «intelligemment» tout en répétant ses «gammes» consciencieusement et le plus régulièrement possible sans brûler les étapes et en connaissance de ses propres limites (ou lacunes) pour de ne pas franchir sa « ligne rouge ».
La partie falaise est la plus complexe, car elle nécessite une bonne maîtrise des fondamentaux du BASE jump, mais aussi des techniques de chute libre particulièrement la dérive. De plus la compréhension de l’environement, comme la montagne, le spot, le vent, le posé, nécessite un très long apprentissage avec des gens expérimentés et sur des sites adaptés à son niveau pour évoluer avec un maximum de sécurité.
Pratiquer le BASE jump est d’apprendre sans cesse, à la fois dans le matériel et dans la pratique, mais c’est aussi rencontrer d’autres BASE jumpeurs en progressant sur les bons sites, tout en apprenant à identifier tous les dangers potentiels (soi-même et autour), sans oublier de parachutisme qui reste le meilleur moyen de renforcer ses compétences en chute libre et puis sereinement essayer de nouveaux outils (track Pant, wingsuit).

BASE Sessions coaching et cours > pliage voile, matériel et bonne utilisation, délais de chute et extracteurs, aérologie spécifique, sécurité et saut, gestion d’incidents, « exit trainer » pour travailler les départs, techniques spécifiques aux différents types de sauts et d’objets (PCA, commandé, rangé, glisseur bas, glisseur haut, static line), travail de dérive, vol sous voile et posé de précision + débriefing vidéo + videos sauts + manuels et supports techniques + vidéo pliage.

# les news > facebook.com/pages/BASE-Sessions/227806897232242
# infos & contact > flyjeronimo@hotmail.fr
# « Apprendre et débuter le BASE Jump » article à lire sur mon blog > stone-spirit.com/blog/apprendre-le-base-jumping-et-le-paralpinisme/

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# Lire cet article en français > « Apprendre et débuter le BASE jump »

« You never change things by fighting the existing one. To change things, build a new model that will make the old obsolete. » Buckminster Fuller

« The more you are motivated by Love, the more fearless and free you action will be. » Dalai Lama

« Learn the Art of BASE jump » from BASE SESSIONS by Jeronimo on Vimeo.

Learning to BASE jumping is a long way, full of pitfalls which often requires above all a lot of determination and lucidity, but also reflections.

The term B.A.S.E. is an acronym, meaning B for Building, A for antenna, S for span and E for earth. It brings together all the places that you can jump without using an aircraft (aircraft, microlight, paragliding, hot air balloon). This activity is distinguished from his cousin skydiving, to be a separate activity but extreme. Indeed, the practitioner has only one parachute but certainly suitable as emergency parachute. It would be useless here because the jumps are often a much shorter time and the margin of parachute opening is much smaller. If it is common parachute jump with a height of 4000m, leaving a margin of 1000m before the opening of the parachute, BASE jumping the heights can vary from 50m to 2000m leaving only a minimum height above ground, as as the parachutist BASE jumpers like the also make the most of the freefall (when possible of course).

BASE jumping has includes all the attributes of an extreme sport, commitment, accuracy, completeness, or any errors or negligence can mean injury or death. This does not make an elite sport or elected but a particular sport that requires great rigor, many physical, psychological, motor and cognitive, but also knowledge of specific and often very large capacities self-analysis and questioning. Because the only danger in BASE jumping is the practitioner himself. There is no chance, there are just errors and mistakes that can lead to accidents. This is a very subtle that it is often difficult to integrate, especially when time and practice, trust is built up sometimes become dogmatic (which is working, and has always worked for me, so what I do is right and I continue). But sometimes, gear could failed (wing inflate failure)…

« Better you are, the more risk you take » Loïc Jean-Albert

In France, the practice of « Paralpinisme » is only focused on natural sites (cliffs and mountains) and recognized by the FFCAM France (French Federation of Alpine Clubs and Mountain) whose members (members of any French Alpine Club) receive accident insurance and liability insurance (like any other mountain sports: paragliding, hiking, mountaineering, climbing, canyoning …). This practice is represented by the association of Paralpinisme, which is not intended to federation, but practitioners of representation and defense of free access to the sites of practice. But generally we are talking about BASE jumping, the term Paralpinisme (originally used for paragliding in the mountains before the above-mentioned association did adopt). « Paralpinisme » is therefore used in France, this being a way to distinguish the activity « nature and the mountains » (for it to be recognized by the FFCAM: « Association of Paralpinisme ») to other practices considered « illegal » in the eyes of the authorities (as jumps of bridges, buildings, antennas, because often « denied access » and therefore treated as crimes … even if it is not allowed to jump into the void to make a free fall!). As in all sports, some practitioners specialize or have preferences (Paralpinisme pure or BASE), but historically « everything jump » BASE is the root historical (or cultural) and it is also possible to obtain BASE number # xxxx ( BASE number ) when you jumped the 4 different objects of the word BASE.

In France BASE jumping is particularly closed, often tinged with elitism and conservatism. While it is easy and legal to buy equipment (and made in France), it is much more complicated when research school be welcome with open arms. Start in the sport considered « extreme » and dangerous is not easy and the road is often long and even chaotic. It is traditional to find a mentor, ie an experienced person who is willing to share his knowledge and support to risk and to initiate a beginner. But it is difficult depending on where you live to find practitioners and most importantly the « right » person to be initiated. In addition, this mentor, all experienced he is, he will be sufficiently competent « educational » to teach his pupil without putting at risk? His teaching will they be strong enough and complete to enable the student to develop healthily in the future when no longer with him?

« Never act in haste, be careful at every step. And from the beginning, think this could be the end. » Edward Whymper

In recent years, many schools have emerged in Europe, providing education and quality support, although there is more for improvement. In France there no degree exist to date and with the main drawback of being unable to find insurance… in this legal vacuum is an obstacle to the development of schools in France. Also the best sites to start being some bridges (Moreover highway and forbidden to pedestrians), schools find themselves in a double penalty. But a day will come when a group of motivated people will knock on the door of the French state to request recognition of this profession and thus to benefit from insurance to teach the sport as well as their European neighbors. This is just a matter of time, but it is quite possible that Europe will accelerate things by putting the French state meet its obligations to harmonize, since schools already exist in Spain, Italy, England, Austria, Norway and Switzerland, the United States … it is the oldest.

You dream … but BASE jumping is probably not for you?!

Why go through a school or instructor? to be initiated under the best conditions to learn the basics and fundamentals of the sport and security, to access the sites best suited for beginners, to be under the control of an experienced instructor and enjoy its knowledge, and finally perform in the state of the art, to limit the risks associated with bad or acquired defects of knowledge in your future practice of BASE jumping or Paralpinisme.

What are the prerequisites? Having carefully considered the consequences (personal, family, work) risks related to the practice of BASE jumping (see « Fatality List » below), have solid experience and regular skydiving (200 jumps minimum, a hundred of the past year, be patent C level), be over twenty five years old, have its own BASE jumping equipment in perfect condition.

What is the course content? Training specific material and packing of BASE jumping parachute, parachute flight training and incident management, training in good practice exits with specific workshops (free fall simulator) , the special training of natural cliffs and mountains (aerology, rope access, site assessment, organization of the jump).

Why is it better to have its own equipment for BASE jumping? It is good to consider, rightly, that if you decide to make BASE jumping, this idea was well thought out and that accordingly the purchase material suitable for this sport (see manufacturers below) is proof of that motivation, commitment and therefore this discussion. The second problem is when a student have achieved is course, without is own rig he couldn’t go foward in his base jumping skill and progress in a good way.

« You do not choose to do a FJC for fun, BASE jumping is not a ride, it’s very serious! » 

– Jérôme Rochelle « Jeronimo » –

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Please note the BASE jumping is a dangerous activity, take good measure of the challenge before you begin training.

BASE jumping how does it work? The movie I made with Jean Boggio-Pola for the Travel Channel.

“The Great Book of Base” by Matt Gerdes

Matt Gerdes is probably now one of the best wingsuit pilot with Jokke Sommer. His book opens the bowels of the sport « secret » confidential, considered by most of the people as stupid and suicidal. It also brings the history of the genesis of BASE jumping, practical information and useful to all practitioners in search of knowledge and deepening. The website is very clear also provided some very good articles and demonstrations.
As Matt points out « Go slowly ».

THE LINKS:

All death accident in BASE > Fatality List
Videos about incidents > BASE jump incidents

BASE forum
American BASE website reference > basejumper.com

Best BASE events in europe
Probase Worldcup > Switzerland, Greece
The World BASE Race > Norway

BASE schools in europe (with language of instruction)
Coaching (Packing + FJC) « BASE Sessions » (in French, English, Italian) > basesessions.com
School « Probase Academy » (in Spainish, German, English) > probaseacademy.com
School « 321 BASE » (in Spainish, German, English) > 321base.eu
School « Pressurized » (in German, English) > pressurized.at
School « Stavenger Base Club » (in Norvegian, English) > basekjerag.com
School « UK Pro Base » (in English) > ukprobase.com

Best BASE rigs manufacturers
Manufacturer FR « Adrenalin »: harness Zak and Hybrid, canopy Troll and Trango
> adrenalinbase.com
Manufacturer US « Apex »: harness DP and TL, canopy Flik and Fox
> apexbase.com
Manufacturer US « Asylum »: harness Perigee Pro and Profile, canopy Seven and Feather
> asylumbase.com
Fabricant US « Morpheus Thecnlogies »: harness Gargoyle, Razor, WSX-trem
> baserigs.com

Best BASE wingsuits manufacturers
Manufacturer HR « Phoenix Fly »: wingsuits Vampire, Phantom, Prodigy
> phoenixfly.com
Manufacturer US « Squirrel »: wingsuits Colugo, Aura
> squirrel.ws
Manufacturer FR « S-Fly »: harness Snekor, wingsuits Expert and Verso
> flyyourbody.com
Manufacturer US « TonySuits »: wingsuits Xbird, Apache
> tonywingsuit.com
Manufacturer HU « Intrudair »: wingsuits Shark, Manta
> www.intrudair.hu