Réalisations

 Voies en Falaises 
Premier 8a :
"Samizdat" au Cimaï (Var) en Décembre 1986 (10ème répétition). Quand la conjugaison d'un sentiment amoureux et d'une la technique de relaxation ont permis à un petit grimpeur de 7b après travail de tomber le "8a" à la mode en trois jours et 5 essais.... La preuve que l'escalade est une activité à 70% mentale!

Premier 8a+ :
"La course des nuages" (grotte des Goudes, Calanques), première en 1989. Une ligne pure et magique où Gilles Bernard a su utiliser l'ancien itinéraire d'artif avec intelligence pour rendre la voie praticable pour le libre.

Premier 8b :
"Les étoiles meurent aussi" (grotte des Goudes, Calanques), en 1990. Une voie d'artif de H.Guigiarelli revisitée par V.Fine puis explorée pour en libre par moi-même jusqu'à me faire "voler" la première de quelques jours! C'est pour moi l'un de mes aboutissement en matière de recherche de gestuelle en escalade. En effet, quand on voit le profil extrèment déversant (presque horizontal) de la voie et la dimension des prises (très petites), il y avait de quoi se poser des questions. J'ai compris que "l'impossible" était avant tout dans ma tête, mais qu'il faut aussi compter avec le temps pour que la vision d'un enchaînement des mouvements puissent se concrétiser ("Bleu" en est l'exemple). La répétition d'une voie avec les méthodes soufflées par le copain n'est que de la gymnastique avec pour seul objectif la réussite. Pour ma part, la réussite n'est qu'un aboutissement d'un travail, d'un investissement personnel, d'une révélation de soi à travers une démarche, d'une transformation personnelle. La médaille n'a jamais été mon truc... ce n'est une coquille vide à mon sens...

Premier 8b+ :
"Bleu" (grotte de l'ours), première en 1995, voie équipée pour le libre en 1987 par moi-même (ex voie artif de V.Fine). La première partie est "Un instant dans le vent" 7b voie avec une gestuelle très esthétique et en 3 dimensions sur le rebord d'un toit.

8c ...?:
Ca aurait pu être "UFO" (grotte de l'ours), ratée de très peu en 1995 ou bien "Macumba" (Orgon) à la même époque ... mais une grave blessure à un doigt m'a éloigné de ces passionnants challenges et puis d'autres objectifs ont pris la suite. Malgrés mes différents avec l'équipeur, je tenais quand même à essayer ce que d'autres faisaient et me tester aussi sur des références. Même si je n'approuvais pas tout à fait la démarche de bricolage total d'une voie (prises taillées et collées) et selon ses aptitudes préférées, "UFO" possède une gestuelle dynamique très intéressante.

 Mes plus belles escalades en solo intégral (sans aucunes assurances: ni corde, ni baudrier) 

"Premier solo" en 1983, je venais d'avoir 18 ans. Cétait dans le Caroux où j'avais repris 2 itinéraires fait quelques temps auparavant avec mon ami Dominique Brau-Mouret et où son père nous avait emmené. La voie des Charbonniers et l'arête Vialat qui succédait à la première, avaient calmé mon appétit de grimpeur solitaire... m'étant perdu dans la premiére voie et m'étant fait quelques frayeurs, je m'étais juré que l'on ne m'y reprendrait plus!

"Ula" (300 m, 6a+/6b en fissure, Gorges du Verdon) en 1986 avec un baudrier et en 1989 sans rien. S'il y avait une chose à retenir pour moi de toutes ses années de passion pour l'escalade, je ne retiendrais que ce jour de septembre 1986 où seul je suis parti dans la Ula (dont je n'avais pas réussi en enchainer à vue le crux 1 mois avant!). Ce jour là, ma vie a pris une dimension plus forte, plus personnelle et unique. Quand l'expérience s'approche d'une part intime de sa vie au plus profond de soi, on sait que cet instant nous appartient pour toujours quoiqu'il arrive ensuite. C'est dans ces moments là que le terme "exister" prend tout son sens! C'est une des plus belle expérience de ma vie et que je place sur la plus haute marche de mon existence.

Enchaînement durant 24 heures non stop (jour et nuit) des voies pricipales de Calanques "à vue" des Goudes à En Vau (traversée des Calanques) en 1993. Un très beau projet un peu entravé par une erreur de logistique en fin de parcours à l'Oule.

"Barbidule" 7b (Cabanon, Calanques) en 1994.

"Carmina Burana" (180 m, 6b, St Guilhem le désert) en 1997.

"Furia" 7a+ et "Linea" 7b (Claret) en 1997.

 Mes plus belles voies équipées pour le libre et aussi chef oeuvre de la nature (dates équipement et de réalisation) 
Tout a commencé dans le massif du Caroux et en Arrière prés de Foix, où je partais par le train puis en vélo rejoindre mes sites préféres à l'époque (1982) pour équiper au temponoir des lignes modernes. Je n'ai jamais cherché à équiper des secteurs. Cela est venu bien plus tard avec mes camarades Marseillais (Maurice Migheli, Gilles Bernard, Christophe Kern, Michel Dinard, et d'autres) avec les Pierres Tombées, la grotte de l'Ours, la grotte des Goudes, la paroi des toits, l'Oasis, puis à la Triperie (seul).

L'idée de découvrir dans un coin isolé, une ligne crée par la nature, telle une sculpture unique et originale défiant les lois de la pesanteur, m'a toujours poussé dans mes explorations. Ceci à l'image de la voie d'une difficulté exceptionnelle "Grand illusion" ouverte en plein désert par l'Américain Toni Yaniro.

 Mes voies plus belles voies équipées et 100% naturelles 

"Une nuit d'amour sans soleils" 8a, Pierres tombées / Calanques (1986) / première ascension moi-même 1988

"Vertige d'été" 8a , la Lecque / Calanques (1986) / première moi-même 1987

"Parfums sauvages" 8a, grotte de l'ours / Calanques (1989) / ascension première moi-même 1989

"Le sens de la vie" 8b+ (ancien relais) ou 8c (relais final 10 m plus haut, rajouté plusieurs année aprés pour que la voie finisse naturellement sur une vire), les Goudes / Calanques (1989) / première ascension Alex Duboc 1991 avec une petite "amélioration" (à mon insue) au sika du verrou du crux, et que j'ai néttoyé ensuite.

"J'irai revoir Syracuse" 8b, paroi des Toits / Calanques (1990) / première ascension moi-même 1995

"Kramer contre Robert" 8a+, la Triperie / Calanques (1991) / première ascension moi-même 1991

"Hiroshima mon amour" 8b+ / 8c, Hortus / Vallée Hérault (1996) / première ascension François Tournois 2000

 Mes ascensions en grandes voies, montagne et alpinisme 

Eté 1993
Nombreuses ascensions solitaires à vue sans connaissance ni des lieux ni des voies, dans les massifs de l'Oisans et du Mont-Blanc, avec en prime une * pour les premières solitaires de certaines des voies:
Un été exceptionnel, improvisé jusqu'au bout au jour le jour!

Oisans (dans l'ordre):
"Jour de colère" * (face sud des aiguilles de Sialouse, ED 400m 7a) en 8 heures, avec un petit bivouac au dessus du refuge du Sélé à l'aller pour être à pieds d'oeuvre de bonne heure et retour dans la vallée en soirée.
"Le don de l'aigle" * (Tête d'aval de Montbrison, ED+, 300m 7a) en 7 heures, trés belle voie en dalle et une approche qui échauffe bien.
"Aurore Nucléaire" (face nord du Pic sans Nom, ED 500m 6b) , descente à la 8ème longueur sous l'orage.
"Si t'as peur jappes" * (Tenailles de Montbrison, ABO 200m 7a+ voie la plus engagée du Briançonnais à l'époque, le chef d'oeuvre de D.Jugy) en 5 heures, sueurs froides garanties!
"Wakatanka" * (face est des aiguilles de Sialouse ED+ 250m 7b) en 6 heures, réalisée dans la journée depuis le camping d'Ailefroide.
Palavar (solo intégral sans corde ni baudrier), enchainement dans la journée en montée + descente (désescalade) de 3 voies de la dalle ("Palavar les flots", "la vie devant soi" et "les prédateurs", 6b maxi en 5 heures soit 1600m d'escalade)

Mont-Blanc (dans l'ordre):
"Pilier Bonatti" (face ouest des Drus, ED 600m) en 11 heures, un merveilleux souvenir, l'aboutissement inconscient de ce périple. Une ascension parfaite et une vraie rencontre aussi.
"Voie Américaine" (face sud du Fou, ED+ 300m), descente à la 7ème longueur par manque d'un gros friend, longueur trop exposée à une chute dangereuse en pendule pouvant couper ma corde sur une arête vive. La fatigue m'a incité à être raisonnable.
Fin du périple, retour at home.... happy!

Printemps 1994

Première ascension en libre et en solitaire de la "directissime de la Concave" (voie Livanos, Calanques) le 10 juin 1994. Voie de 150 mètres pour 35 mètres d'avancé en surplomb (d'où le nom de Concave). Première (mondiale) dans ce style avec la mise au point d'un matériel très spécifique pour grimper auto-assuré seul et en tête. En libre, L1: 8a, L2: 8a+, L3: 7b, L4: 6c. Une des plus belle voie d'escalade libre que j'ai pu grimper. Je n'y ai toujours grimpé que seul sans aucune assistance ni aide au cours de mes séances d'essais.
* Chalenge, éthique et objectifs:
> réussir à grimper en escalade libre une voie qui ne l'a jamais été autrement que en escalade artificielle (à l'aide pitons, étriers, etc...)
> grimper en libre (escalade moderne) sans adapter le terrain à sa pratique mais en s'adaptant au terrain lui-même (sans pose de points de proctection moderne type spits ou goujons ou broches, excepté aux relais pour la sécurité afin d'éviter de l'arracher au cours d'une chute et donc de se tuer).
> rendre hommage à nos pères sans effacer leur mémoire et ni leur traces.

Printemps 1995
Première ascension en libre et en solitaire de la "Castapiagne rouge" dans les gorges du Verdon le 1er juillet 1995. Même principe et même ehtique* que pour la directissime de la Concave.1 mois de travail seul pour presque 300 m de falaise et pour 7 longueurs en libre... 6a+, 7c, 7c, 7b, 4c, 6c, 7b. Comme pour la Concave, je n'y ai toujours grimpé que seul sans aucune assistane ni aide au cours des séances d'essais, avec une première ascension solitaire en artif pour voir si c'était faisable. J'ai volontairement sous-coté les longueurs, pour être en accord avec ce que je grimpais à cette époque du 8b+/8c... ce qui a valu à certains de faire du 8a au lieu de 7b dans la traversée au plomb (4ème longueur), l'escalade se pratique aussi avec la tête et la lecture!

Eté 1995
Tentative d'ascension en libre et en solitaire de la "Thomas Gross" à la face ouest des Drus (Mont-Blanc) ... une vrai galère dans le mauvais temps ... pour un hommage à Hugues Beauzille disparu cette année là à l'Aconcagua (Chili).

Automne 1995
Voyage en Californie de 2 mois, dans le parc national du Yosemite et ascension avec Tchouky (Michel Fauquet) de "Salathé" (1000 m) dans la journée et de "Native son" (A4+, 900 m) en 5 jours (première Française). Tentative en solo de "Tangerine trip" (A4).

Printemps 1996
Ouverture de "Hot red chili peppers" (300 m, A4, 7a+) à gauche de la Paroi Rouge dans les gorges du Verdon avec Dominique Brau-Mouret en 3 jours.

Hiver 1997
Début d'ouverture en solitaire d'une voie dans les Drus ( Face Ouest) entre la Destivelle et le pilier Bonatti. 4 jours seul et 100 m gravis en A3 ... un catarsis(?) pour une période de ma vie très difficile. Pour se lancer dans un tel projet, il faut être libre d'esprit. L'été suivant la face s'écroula!

Printemps 1997
Début d'ouverture d'une voie en solitaire dans les gorges du Verdon à la paroi Rouge à droite de la Guy Héran. 3 longueurs, 120 m et A 3... sans suite encore...

Printemps 2001
2ème voyage en Californie (USA) et périple dans le parc national du Yosemite. Ascension de la voie du "Nose" (1000 m) sur El Capitan.

Automne 2005
3ème voyage en Californie (USA) et dans le parc national du Yosemite. Nombreuses ascensions "faciles" et des classiques en libre.